Belle prestation de Julien Toniutti pour son premier Tourist Trophy

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Julien Toniutti réussit l’exploit de décrocher une « bronze replica » lors de la 2e course supersport au Tourist Trophy 2016. C’est une belle performance pour un français qui participe pour la première fois à cette épreuve de « road racing ».

Julien Toniutti, bien connu en France dans le milieu du rallye routier : il possède trois titres de champion de France en catégorie Elite, a participé pour la première fois au Tourist Trophy. Et ce dans dans les 5 catégories avec une Yamaha R6 et une R1. Avec l’appui du team Optimark et surtout de MG Compétition.

Résultats des courses, le pilote originaire de Lyon, décroche une « Bronze Replica » ( une copie de la célèbre statuette du TT) dans la 2e course supersport, remportée par Ian Hutchinson. C’est du jamais vu de mémoire de « newcomer » français !

Il faut dire aussi que Julien Toniutti, s’est longuement préparé à cette première apparition au Tourist Trophy. En effet il a participé deux fois déjà au Manx Grand Prix, qui se déroule sur le même circuit, mais au mois d’Août.

De même, Julien Toniutti a su bien s’organiser « Léo Favasuli, le boss de MG Compétition chez qui mes deux motos ont été préparées, m’a permis de partir avec Quentin Zanaboni qui a été mon mécanicien attitré pendant ces deux semaines.

Il a su comprendre ce que je ressentais sur la moto et à chacune de ses interventions mes deux motos étaient encore plus performantes et j’améliorais mes temps. A l’issue des essais je savais que nous avions fait les bons choix en matière de réglages. Sinon, en terme de logistique j’étais dans la structure Optimark Road Racing Team. Ils se sont occupé de tout, j’avais juste à piloter. »

Et c’est vrai que Julien a amélioré ses chronos. Entre la première et la deuxième course supersport, il améliore son temps total de près de 38 secondes !

Enfin Julien n’a pas voulu être aux dessus de ses pompes et a abordé le Tourist Trophy « Comme un rookie ! Avec humilité. On sait tous que les erreurs peuvent coûter la vie et pour moi l’objectif était de ne jamais rouler sans marge de sécurité et sans forcer. Ca peut sembler bizarre de parler de marge de sécurité mais il faut savoir que ce n’est pas surréaliste d’évoquer cette notion.

br>Pour aller vite sur le TT la condition incontournable est de connaître les 60 kilomètres du circuit par coeur. Ca change tout. Mon premier tour derrière un marshall il y a deux ans était en 24 minutes et ce jour là je me suis dit qu’il fallait vite rentrer chez moi. Et en définitive, la connaissance du tracé change tout. Il n’y a plus de surprises et on gagne un temps incroyable. Je commence à bien connaître le circuit d’ailleurs ! Rien que cette année, entre les reconnaissances et les courses je l’ai fait plus de 40 fois ! Soit pas loin de 2400 kilomètres… »

Le programme « routier » de 2016, de Julien est loin d’être terminé, puisque on devrait le retrouver à Chimay (Belgique) en juillet et le Grand Prix d’Ulster (Irlande) en août !

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