Nouveaux challenges pour Guyot

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Le 8 janvier 2005, le team GMT 94 a été fêté par le Conseil Général du Val de Marne, par la mairie d’Ivry et la Mutuelle des Motards, lors d’une soirée donnée en leur honneur.

Cela a été l’occasion pour Christophe Guyot de revenir sur ses projets cette saison et de remercier ses partenaires et tout ceux qui l’ont soutenu depuis ses débuts.

Près de 300 personnes étaient présentes lors de la soirée organisée par le Conseil général du Val de Marne (94) et par la Mairie d’Ivry. Lors de cette soirée le patron du team parisien a confirmé son intention de tenter l’aventure du Mondial superbike, de prendre part à l’organisation d’une épreuve du championnat de France Open et de continuer son engagement pour les 24H du Mans et pour le Bol d’Or.

Revue de détail

En ce qui concerne le championnat Mondial superbike « Nous n’allons participer qu’à 4 épreuves, cette année avec David Checa, dont la première à Valence (24 avril), Brno, Misano et la finale de Magny Cours ». Pourquoi ce début un peu timoré ? « Le championnat Mondial superbike est un nouveau challenge pour moi. On va recommencer exactement dans les mêmes conditions qu’à mes débuts en endurance. » Christophe adopte un ton modeste « C’est pour cela que je préfère faire bien quelques épreuves de ce championnat, plutôt que s’y attaquer bille en tête ».

« Cela va nous permettre d’engranger de l’expérience, de préparer la moto de manière à bien progresser tout au long de la saison.»explique encore Christophe. « C’est pour cela que ce n’est même pas certain que l’on soit à Misano ( 26 juin), puisqu’il n’y aura que 15 jours d’intervalle après l’épreuve de Brno. Et il n’est pas certain que l’on ait le temps de faire évoluer la moto durant ce laps de temps . D’autant qu’on risque d’avoir l’épreuve des 8H de Suzuka au Japon, où je tiens absolument à être présent ».

En ce qui concerne l’organisation de l’Open d’Albi « J’ai proposé au MC d’Albi de se partager le travail, c’est à dire qu’il s’occupe de l’épreuve sportive et moi de tout le reste : c’est à dire communication, recherche de sponsors. J’ai d’ailleurs l’accord de Playstation pour cette course ».

Pourquoi un tel engagement ? « Je veux redonner la priorité au sport dans le championnat de France, je veux que l’on mette en avant les pilotes et leurs performances.». Comment compte-t-il s’y prendre ? « Il ne faut plus de courses parallèles qui polluent le spectacle. Pendant qu’il y a la cérémonie du podium, on organise le départ d’une autre course, du coup on entend plus rien à la sono, les gens se détournent de la cérémonie. Moi je veux un tour d’honneur pour les vainqueurs, une estrade où les pilotes pourront rencontrer leur public, un peu comme en Mondial superbike ».

Pourquoi cet engagement dans le championnat Open de France ? « On a championnat formidable mais qui est tout le temps dévalorisé mais il faut savoir, qu’en Europe on est un exception. Par exemple qui sait que le championnat Italien ne comporte que 5 courses au lieu de 8 dates chez nous ?» Si l’expérience d’Albi marche cette année, il n’est pas exclu « que l’on renouvelle l’opération sur 3 autres épreuves du championnat en 2006 ».

Car, l’identité de vues est le même en Christophe et le comité directeur de la FFM « Nous ne voulons pas de promoteurs extérieurs à la moto, qui vont venir pressurer les pilotes et le public. Moi par exemple, j’ai suggéré que l’attribution des stands à Albi se fasse en fonction des résultats sportifs et non plus en fonction des moyens financiers de tel ou tel ».

Hommage

Au cours de cette soirée, Christophe n’a pas oublié ses partenaires et ses premiers co-équipiers. Il a ainsi longuement fait applaudir André Lussiana, qui a été l’un des premiers pilotes à « Courir après le podium avec lui en endurance ».

Et les deux hommes de se remémorer cette chasse au podium mémorable. Ainsi « En 1995, on a échoué à la quatrième place du Bol d’Or pour seulement 7/100 et l’année suivante aux 24H du Mans pour 57 secondes ! ».

Après 5 saisons au sein du GMT, André Lussiana tourne la page un peu contraint « A l’époque Christophe est passé Kawasaki et ils ont imposé leurs pilotes ». Nul regret chez ce quinquagénaire, puisque désormais son souhait est de retourner en endurance avec ses fils. « J’ai envie de monter un team en endurance avec Yann, qui roule en supersports. Mais en ce qui concerne Fabien, je dois attendre l’année prochaine qu’il ait 18 ans ! ».

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